T&T Productions

Spectacles

  • Image 1
  • Image 2
  • -->
  • Image 3
  • -->
  • Image 4
  • -->
  • Image 5
  • -->

Production :
Cie Hime

Coproduction :
Théâtre Garonne scène européenne – Toulouse, Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale, Théâtres de la Ville de Luxembourg, Ménagerie de verre – Paris,ADC Genève – Suisse,Lieu Unique – Nantes,Klap Maison pour la danse – Marseille,Avant-Scène Cognac – Scène conventionnée, Le Channel – scène nationale de Calais, La Filature – Scène nationale de Mulhouse.

Avec le soutien de :
Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication, Ville de Genève, Fondation Sasakawa, Arcadi Île-de-France, SSA – société suisse des auteurs, Pro Helvetia, Loterie Romande et Fondation Ernst Gohner.
L’Association Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets.

Je danse parce que me méfie des mots

Chorégraphie, texte, mise en scène :
Kaori ITO (page Artiste)

Interprètes :
Kaori ITO
Hiroshi ITO

Assistant à la chorégraphie : Gabriel Wong

Dramaturgie et soutien à l'écriture : Julien Mages

Scénographie : Hiroshi Ito

Lumière : Arno Veyrat

Musique : Joan Cambon/ Alexis Gfeller

Regard extérieur : Erhard Stiefel

Coaching acteur : Jean-Yves Ruf

Costumes : Duc Siegenthlaler (école de haute couture de Genève)

Production et diffusion : Améla Alihodzic / Playtime et Thierry Tordjman / T&T Productions

TELECHARGER LE DOSSIER ----------------
Télécharger PDF

A propos...

Dans ce projet, il sera question du rapport père-fille. Je veux recréer une rencontre avec mon père, comme pour retrouver quelque chose de perdu. Une rencontre à la fois artistique et humaine, la rencontre de deux êtres séparés par des milliers de kilomètres, et par une sorte d’éloignement culturel.

En Mars 2011, l’année du Tsunami, après 10 ans d’absence, j’ai revu ma chambre à Tokyo, chez mes parents. Elle n’a pas changé depuis mes 20 ans. Mes parents l’ont laissé telle qu’à l’époque. Ensuite, j’ai vu les photos de moi dans le salon. Cela m’a donné la sensation d’être comme une morte dans cette maison. Comme si, depuis mon départ, ils gardaient mes affaires intactes pour conserver la fille qu’ils avaient auparavant, quand j’étais encore au Japon, comme si le temps s’était arrêté depuis mon départ.

Pour une fille, le père représente à la fois l’autorité et une personne à dépasser. J’ai toujours tenté de plaire à mon père. J'ai donc travaillé toute ma vie afin qu'il soit content de moi. Petite, il me disait ce que je devais faire. Avant, j’écoutais ses conseils artistiques avec respect, mon père est sculpteur au Japon. Il représentait quelqu’un que j’admirais, quelqu’un qui détenais une vérité et j’exécutais scrupuleusement ce qu’il me disait de faire. Parfois ses remarques étaient très profondes, comme celle-ci : « il ne faut pas que tu bouges dans l’espace, mais que ta danse fasse bouger l’espace. »

La distance nous oblige à manifester l’amour autrement, de manière plus subtile. Au Japon, on ne montre pas ses sentiments. Lorsqu’une famille est réunie dans le même pays, l’intimité existe du fait de se voir et de vivre des choses ensemble, mais vivant à l’autre bout du monde, on a la sensation de devenir étranger à sa propre famille, on perd une relation concrète. Peut-être que le dessein de ce spectacle est la danse que nous ferons ensemble, après avoir dit ce qui peut l’être par la parole. Parce qu’au Japon on se méfie des mots. Dans le film « La maison », Amos Gitaï se demande « pourquoi faut-il détruire une maison pour en reconstruire une autre ? » Ce que je traduis par : pourquoi devoir détruire une relation pour en reconstruire une autre ?

Kaori Ito