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Spectacles

  • monologueDuNous



Prochaines représentations :
du 8 au 16 octobre 2016 : - Chapelle du Château de Lunéville


du 4 au 13 novembre 2016 : - Maison des Métallos - Paris

Photo:
Bernard Noël

Le texte est paru le 10 avril 2015 chez P.O.L., Collection Fiction

Production :
Compagnie Fabbrica et théâtre Sortie Ouest-Béziers

Monologue du nous

Bernard Noël
Texte

Charles Tordjman (page Artiste)
Mise en scène, adaptation

François Rodinson
Collaborateur artistique à la mise en scène

Vincent Tordjman
Scénographie

Christian Pinaud
Lumières

Cidalia Da Costa
Costumes

Vicnet
Musiques

Avec Sophie Rodrigues, Loulou Hanssen, Céline Carrère, Elissa Alloula

Résumé :

Bernard Noël écrit au nom de la parole contraire. Ce qu’il écrit ici dans ce « Monologue du Nous « dérange , trouble, inquiète même.
Ouvrir les trappes du monde et se glisser dans ces trous , prononcer des mots imprononçables , aller dans les souterrains un flambeau à la main font de lui un écrivain insoumis. J’ai mis en scène plusieurs de ses textes( La Reconstitution - récit d’une bavure policière- créé au théâtre de Chaillot, le Syndrome de Gramsci – récit d’une amnésie – créé au Festival d’Avignon , La langue d’Anna – hommage à Anna Magnani- créé au théâtre National de Chaillot, Le retour de Sade- la résurrection du marquis de Sade par Sainte Thérèse d’Avila- créé au Théâtre national de la Colline)
Chaque texte est une merveille de langue , chaque texte est une plongée dans l’inconnu. « S’effondrer, il sait, il vous y conduit » dit de lui François Bon qui fut lui aussi longtemps pour moi un compagnon de théâtre.
Dans ce « Monologue du Nous » qui dit un certain désenchantement à l’égard d’un Nous qui se dérobe , Bernard Noël pose un étrange éloge du désespoir. Et cela nous va droit au cœur. On finit ce Monologue le souffle coupé.
Ce pourrait être l’histoire d’un qui ne sait plus comment se délester de l’utopie L’histoire d’un qui ne sait plus vers quel avenir porte ses pas et où mettre ses pas.
Ce serait un qui oserait dire qu’il sent « confusément la menace d’une collective » qu’il n’ose « pas penser à l’abîme qui nous menace » d’un qui « remballe les slogans « et « laisse entrer une maladie qui ronge tant les élans qui ne savent plus où se projeter ».
Le texte de Bernard Noël va loin , très loin en nous. Ecrit plusieurs mois avant le 7 janvier 2015 il creuse de façon incroyable et sidérante le risque de l’abîme. Quatre actrices accompagnées de pianos mécaniques sur scène seront comme une foule.
Le Monologue a provoqué en moi le même souffle que la lecture de Sade. Une effrayante lucidité.

Charles Tordjman